"Jeune, j'avais une passion pour le dessin. J'ai donc fait la filière publicité de St Luc à Bruxelles. Diplôme en main, pour éviter le service militaire (et pour ne pas perdre un an), je suis parti au Canada. J'ai vite compris les limites économiques de l'approche créative et je me suis ré-orienté à HEC à l'université de Montréal.
Près de 40 ans après une carrière bien remplie en "marketing", je suis revenu à mes amours de jeunesse. Le dessin, la peinture. Mais ce n'était plus comme avant. Évidemment, 40 ans plus tard !
Sans pouvoir prétendre avoir fait le tour de la question, j'ai essayé différentes approches. Réalisme, abstraction, expressionnisme. Crayons, pinceaux, pastels, feutres. En fait j'ai touché un peu à tout. Pour finalement décider de me ré-orienter à nouveau. Et de profiter de ce qui avait changé durant toutes ces années : les nouvelles technologies."
Sous le nom de EFRI , je crée un tout nouveau genre d'art plastique. Comme c'est entièrement basé sur l'informatique, on l'appelle de l'art numérique.
Ce n'est pas du Photoshop ou de la video. C'est carrément du code informatique (Processing) qui permet, en écrivant des instructions, en utilisant les couleurs, de créer des "peintures vivantes".
C'est de l'art qui bouge, qui se fait, se défait, se refait indéfiniment.
Voici deux exemples : http://www.youtube.com/watch?v=uOGSBIr5cWg
ou encore http://www.youtube.com/watch?v=16rRNLY0gCo&feature=related
"J'ai très peu eu l'occasion de présenter ce que je fait. Quand j'en parle, en Belgique du moins, personne ne sait de quoi il s'agit, ni même ne comprends comment çà marche. Pourtant cette forme de création est déjà très développée aux EU, en Angleterre et puis en France avec un pôle important autour de l'école de Aix-en -Provence.
Le frein à la diffusion de ces oeuvres, c'est le support. Je dois avouer que les liens que je vous donne sur YouTube sont décevants par rapport à la réalité vue sur grand écran (home cinema idéalement). C'est fascinant !"